→ un nouvel enjeu pour les entreprises – Avis

Le 31 mars prochain, c’est le«  World Backup Day », une journée dédiée à la sauvegarde des données. L’occasion de parler des différents types d’architecture de stockage alors que des quantités de plus en plus vastes de données doivent être conservées par les entreprises. Stéphane Berthaud, directeur commercial technique, Veeam France et Afrique, développe le sujet pour les lecteurs de Solutions Numériques.

 

Conséquence de la pandémie de Covid-19, de plus en plus d’entreprises se tournent vers des solutions dans le Cloud ou hybrides qui leur permettent de sauvegarder, protéger et récupérer leurs données de la manière la plus efficace et la moins coûteuse possible. Si la question des données utilisées au quotidien reste critique, il s’agit maintenant pour les entreprises de s’interroger sur la rétention de ces dernières afin de faire face aux enjeux à venir en termes de sécurité et de mise en conformité. De plus, avec la croissance exponentielle de la quantité de données utilisées, conservées, connectées et analysées par les entreprises, il est nécessaire d’avoir recours à des solutions adaptées à chaque type de données, et ce à plus ou moins long terme.

Quelles infrastructures et quelles architectures de stockage pour quel type de données ?

Les modèles et les architectures de stockage des données ont grandement évolué depuis la sauvegarde sur les serveurs physiques jusqu’aux solutions cloud ou hybrides en passant par les solutions en datacenters ou sur des solutions logicielles SaaS avec des machines virtuelles. Toutes présentent des avantages et des inconvénients liés à la sécurité, la taille ou encore le type de données que les entreprises souhaitent protéger. Aujourd’hui, bon nombre d’acteurs favorisent les solutions cloud et hybrides pour garantir flexibilité, évolutivité et faciliter l’accès aux données de n’importe où et à n’importe quel moment.

Toutefois, les typologies de données stockées sont plus ou moins adaptées aux différents types d’architecture de stockage. Ainsi le stockage en mode bloc, par exemple, est plus efficace et adapté s’il s’agit de données critiques et applications intensives, plus communément appelées données « chaudes », en raison des capacités de modification aisée et rapide des éléments. Les architectures en mode fichier, quant à elles, facilitent la récupération de données et leur recherche au sein de structures hiérarchisées. Mais ces structures qui semblent adaptées aux données opérationnelles critiques ne sont pas forcément les plus efficaces lorsqu’il s’agit de stocker de vastes quantités de données. Elles peuvent se révéler très dispendieuses en matière d’énergie, d’infrastructures et de coûts et sont souvent plus vulnérables face aux menaces sécuritaires.

Des données structurées aux modèles non structurés : le stockage objet

Face aux architectures de données structurées telles que le stockage fichiers ou bloc, le stockage objet offre une solution aux entreprises souhaitant sauvegarder de larges ensembles de données afin de les conserver pour des durées plus longues. Il répond à plusieurs types d’enjeux, dont le premier est la réduction des coûts, les entreprises n’ayant pas besoin de modifier ou d’accéder à ces données très souvent. Le modèle d’architecture de données non structurées permet par ailleurs de distribuer davantage l’information selon un modèle d’indexation non hiérarchisée, grâce à l’utilisation avancée de métadonnées. Dans le cadre de son Magic Quadrant for Distributed File Systems and Object Storage, publié il y a quelques semaines, le cabinet d’analyse Gartner estime que le taux de croissance annuel des données non structurées est de l’ordre de 30 à 60 %.

Un autre avantage du stockage objet est lié directement à la sécurité des données, car les objets stockés peuvent, en option être rendus immuables c’est-à-dire, impossible à modifier ou effacer, y compris par les administrateurs, pendant une période définie ce qui permet de les protéger contre des menaces comme les ransomwares ou de malveillances internes. Cela permet également de mieux gérer les autorisations d’accès. De plus, la création d’un nouvel objet à chaque modification permet d’éviter les redondances et le fait de stocker sur le cloud facilite l’accès et permet aux entreprises de répondre aux exigences de conformité concernant la rétention des données à long terme plus aisément et à moindre coût. Par ailleurs, le stockage objet est compatible avec les commandes REST API et le langage HTTP, ce qui le rend facilement accessible. Le développement de solutions exclusivement logicielles de stockage objet utilisant la technologie flash gagne du terrain dans le monde de l’entreprise.

La plupart des fournisseurs de Cloud proposent des solutions de stockage long-terme. Les innovations développées sur ces technologies permettent d’entrevoir des perspectives prometteuses concernant la rétention des données à très long terme. La prolifération et les quantités de plus en plus vastes de données qui doivent être conservées par les entreprises annoncent l’essor de ces types de stockage pour répondre à un besoin croissant lié à la transformation numérique actuelle.

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